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Projets concertés dans les territoires ruraux périurbains

Projets concertés dans les territoires ruraux et périurbains

La démocratie participative est aujourd’hui de plus en plus convoquée aussi bien dans la théorie que dans les faits. D’une part, les textes imposent toujours plus de concertation citoyenne (urbanisme, environnement…) et de l’autre, les habitants-citoyens s’autosaisissent plus facilement. Les territoires ruraux et périurbains n’échappent pas à ce double constat avec certainement des pratiques, des contextes et des enjeux particuliers.
100 participants ont assisté à cet atelier dont environ 8% d’élu.e.s locaux.ales, 11% de technicien.ne.s de collectivités locales, 24 % d’acteur.trice.s assocaitif.ve.s, 53 % d’habitants et 13 % dont le statut est non connu.
Laurence Barthe, géographe, maître de conférences en géographie et aménagement à l’Université Toulouse Jean-Jaurès et membre de l’équipe de recherche LISST- Dynamiques rurales (CNRS), a joué le rôle d’expert dans une conférence inversée à retrouver en vidéo.
Répartis en groupes de travail, les participants ont été invités à réfléchir individuellement à trois questions posées avant de confronter et synthétiser leurs réponses, restituées publiquement à l’ensemble des participants.

**Sur quels sujets les citoyens participent dans les territoires ?

  • aménagement du territoire et urbanisme,
  • culture et animation socio-culturelle, éducation, enfance et périscolaire,
  • transports et déplacements,
  • vie de quartier et quotidienne,
  • social santé, environnement, économie, lien social, sport, énergie, budget, laïcité, tourisme, mixité, sécurité, logements.

    **Sous quelles formes les citoyens participent dans les territoires ?


    Associations, réunions publiques, conseil de citoyens, de quartier ou de développement, contestation et manifestation, pétitions, collectif informel, contacts directs avec les élus et les acteurs de terrain, MDS31, COPIL, consultations en ligne, engagement politique, vie professionnelle, boîte à idées, vote, enquête publique, réseaux sociaux, école.

    **Quelles ont été les principales difficultés (moyens, sujets, forme) ?

  • communication pas adaptée
  • manque de diversité et de renouvellement des participants
  • mode d’animation peu propice à l’échange, à la prise de parole sans monopolisation
  • peu de volonté politique – participation de façade
  • concrétisation et mobilisation difficile, manque de participation citoyenne avant la décision
  • moyens logistiques et financiers, manque de transparence, manque de réactivité, lassitude
  • freins administratifs et règlementaires
  • complexité de l’empilement des collectivités territoriales, éparpillement rural, défiance vis-à-vis des politiques
  • forme d’animation, manque de restitution

    **Après une synthèse des propositions individuelles et une mise en commun de l’ensemble des échanges, treize propositions d’amélioration ont été retenues :

  • favoriser les démarches ascendantes,
  • rétablir la confiance dans la durée,
  • trouver des formats adaptés et donner du temps à la participation,
  • restituer la démarche,
  • améliorer l’écoute et la transparence des élus,
  • développer des rendez-vous réguliers,
  • reconnaître les compétences et positions de chaque partie prenante,
  • éduquer et former,
  • placer la participation le plus en amont possible,
  • s’inscrire dans la durée,
  • aller à la rencontre des citoyens,
  • dépasser les plans de communication traditionnels,
  • utiliser les outils numériques et autres supports.
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